Les coulisses d’un vide grenier…

Même si c’était le 12ème organisé par notre association, et donc une certaine habitude, un vide grenier ne s’improvise pas.
Pénétrons dans les coulisses de cette édition 2011 …

Plusieurs mois à l’avance, il faut prévoir les affiches, les bulletins d’inscriptions, de nouvelles banderoles…
C’est 15 jours avant que, munis de masses, nos Daniel vont poser les banderoles aux lieux stratégiques, qui permettront de faire de la pub et rappeler aux exposants retardataires qu’il faut s’affoler.
Et cela marche, car la boîte à lettres se remplit chaque jour de bulletins de réservation.


Vient la dernière semaine, comme une dernière ligne droite.
Aller faire les courses, ne rien oublier…. Le coffre est plein de bonnes choses.
Début du marquage des emplacements, bien visible dans la nuit.

Samedi : veillée d’armes.
Toute l’équipe est réunie pour installer les stands de la restauration, mettre en place le matériel. La tonnelle est montée.
Un camion nous apporte les boissons mais aussi le bar. Nous nous attaquons au montage de celui-ci. Le tube va là, ah non, c’est dans l’autre sens. On redémonte. Il faut commencer par le toit, bien sûr. Ouf, c’est bon. Le bar est même plus grand que l’an passé… et en bon état.
Midi. Tandis que nous mangeons ensemble, les premiers exposants du vide grenier enfants arrivent pressés de s’installer. Patience….
Nous voici en place. Les voitures arrivent petit à petit. Les emplacements se colorent d’objets divers, dans la bonne humeur malgré les embouteillages. Comment faire rentrer le contenu d’une voiture et sa remorque dans un petit espace ?
14H : les premiers visiteurs arrivent. Les transactions commencent. C’est un jeu pour certains. Combien pour la barboteuse du petit dernier ? Et oui, c’était le dernier. Il a aujourd’hui 20 ans et cela ne lui va plus… mais c’est en très bon état. Même pas mité.
Il fait chaud et les enfants commencent à avoir une petite faim. Les gaufres de Maître Daniel et les glaces sont prises d’assaut. Les frites aussi ne sont pas en reste.
Il est déjà 17h45, et les premiers exposants commencent à ranger les invendus, voire ce qu’ils ont acheté au stand voisin.
Petit à petit, la place se vide et le calme revient.
C’est le moment de terminer le marquage pour le lendemain et rentrer le matériel sensible. La nuit tombe vite à cette saison.
Nous nous retrouvons tous pour prendre le repas en commun puis chacun rentre chez soi, sauf René et Jean-Pierre qui vont passer la nuit dans la salle, bercés par le ronronnement des chambres froides (encore plus terrible que les ronflements), un œil ouvert et les oreilles en alerte.

Dimanche:
4h30. Le premier bénévole arrive, suivi de plein d’autres, les yeux encore pleins de sommeil…
Chacun va gagner son poste pour accueillir les exposants qui ne tardent pas à arriver, bien en avance, malgré le fait que les emplacements soient déjà définis. On ne se refera pas !!
Phares dans la nuit. Une file d’attente se forme, vite résorbée grâce à la célérité des placeurs qui emmènent les exposants à leur emplacement. (il faudra prévoir des petits vélos pour aller encore plus vite)
8H . Les voitures ont déserté les allées et les premiers visiteurs sont là, armés de lampes pour dénicher l’affaire du siècle. Puis imperceptiblement, les visiteurs commencent à affluer. Le café et les croissants trouvent preneurs parmi exposants et visiteurs.
Malgré le grand parking dans le champ de Lulu, la route est déjà longée d’une interminable file de voitures. C’est une foule dense qui maintenant arpente les allées. Au passage, le marché de terroir, bien fourni, arrête le chaland en quête de bons produits.
Midi approche. C’est l’heure d’une petite faim. Denise et Monique, les caissières du grand café délivrent les petits tickets qui éviteront aux cuisiniers de manipuler de l’argent.
Les frites sont prises d’assaut. Jeannine et Christiane ne restent pas les deux pieds dans le même sabot. Il faut dire qu’elles savent faire de bonnes frites, croustillantes à souhait. Le succès est au rendez-vous. Les hot-dogs aussi sont prisés et mettre la saucisse dans le pain chaud n’a plus de secret pour l’autre Jeannine et Isabelle.
Pour l’heure, Daniel prépare ses gaufres. Il sait que son heure de gloire viendra. Pendant ce temps, il surveille les diots au marc qui mijotent dans un grand récipient. Denise et Danièle les préparent au fur et à mesure.
Le bar n’est pas en reste. Midi, c’est l’heure du blanc et de la sangria. On y discute encore tranquillement.
Au fur et à mesure que le soleil monte dans le ciel, la clientèle se presse pour se rafraîchir. Jean-Daniel, Georges et Daniel sont passés maîtres dans l’art de servir les demis avec juste ce qu’il faut de mousse.
Au comptoir, Edith, Lulu, Josette, Nicole et Ginette forment un ballet bien réglé et sans temps mort. Il faut souvent aller à la chambre froide pour « regarnir les rayons ». Les fûts de bière sont remplacés à la vitesse éclair. On se croirait dans un stand de Formule 1 quand Schumi vient changer ses pneus.
De mousse en mousse, le soleil redescend de son piédestal et les exposants rangent, heureux de cette belle journée, même si les affaires n’ont pas été toujours florissantes.
Le calme est revenu, mais ce n’est pas encore le moment de vraiment souffler. Il faut démonter tout le matériel, nettoyer, défaire le balisage et le marquage.
Il fait nuit noire. Nous nous retrouvons dans une salle pour partager le repas. Il y a encore du travail mais on verra demain. Allons prendre un repos bien mérité.

Lundi matin : derniers nettoyages, restitution du matériel.
L’aventure est finie. Le rideau est tombé sur cette édition 2011.
Merci aux exposants et aux visiteurs qui sont venus.
Merci au ciel qui, grâce à notre budget « cierges » très important a su nous garantir une belle journée.
Merci à tous les bénévoles de l’association Lac’Anim qui se sont dévoués à fond (parfois dans l’ombre) pour que cette journée se passe sous les meilleurs hospices.