3 jours en Suisse du 09 au 11 septembre 2011

 

6 heures du matin…. Des lumières de couloirs s’éteignent ici ou là. Des coffres se remplissent de bagages légers.
C’est le départ pour 3 jours chez nos voisins helvétiques.

Petit arrêt après Annecy pour se dégourdir les jambes sur une aire d’autoroute et nous poursuivons notre route par Evian, où nous rejoignons le lac Léman, que nous ne lâcherons plus de la journée.

Stop au poste de douane désert de St Gingolph, puis nous franchissons le Rhône.

Arrêt devant le château de Chillon, aux portes de Montreux. Là, nous apprécions le jus d’orange, les boisons jaunes et les gâteaux roulés de Ginette ainsi que ceux de Joëlle et Christiane.

Le ciel n’est pas très beau, mais dans les minutes qui suivent, plus nous montons vers Blonay, au-dessus de Vevey, plus les nuages se dissipent.

Avant de prendre le train à crémaillère, nous faisons un petit tour de ville, mélange de modernisme sage et de monuments anciens, tel ce château médiéval qui domine la ville.

Nous embarquons enfin dans le train qui, en une demi-heure nous monte au terminus des Pléïades.

La vue est magnifique sur les monts environnants où paissent des troupeaux. Nous sommes d’ailleurs étonnés de ne pas voir de vaches violette comme dans la pub d’un célèbre chocolatier.

De la terrasse du restaurant panoramique où nous allons déjeuner, la vue est plongeante sur le lac Léman. Au loin, les grands sommets enneigés jouent encore avec les nuages.

Nous passons à table pour déguster une remarquable fondue suisse, confectionnée avec seulement 2 fromages : le Gruyère et le Vacherin : un délice.

Après le repas, en guise de digestion, nous montons sur une grande prairie où sont installées des explications très intéressantes sur notre système solaire.

Puis c’est la descente mise à profit par certains pour récupérer de la courte nuit…. Ou de la fondue.

Nous gagnons ensuite le château de Chillon, pour une visite guidée fort intéressante de ce château qui appartint à la Savoie avant d’être pris par les Bernois puis les Vaudois.

Encore de la route pour rejoindre Rossinière, où se situe notre hôtel, tout d’abord au milieu de vignes qui s’étagent à flanc de montagne, puis au milieu d’alpages verdoyants.

Notre hôtel est un magnifique chalet récemment restauré de fond en comble. Que du bonheur.

Après le repas, nous faisons un petit tour du village avant de prendre une nuit réparatrice.

Samedi matin, après un copieux petit-déjeuner, nous prenons la route pour Interlaken, ville assez importante située entre 2 lacs comme son nom l’indique.

Là, il faut parler allemand… ou avec les mains. Pas de problème : tout était réservé et quand le bateau arrive par le canal qui le relie au lac de Thoune, nous pouvons monter à bord et nous installer en 1ère classe où nous sommes attendus par le personnel de restauration.

Car c’est à bord que nous prenons notre repas, tandis que notre navire fait des escales d’une rive à l’autre de cet immense lac. La vue est magnifique sur les sommets enneigés que nous apercevons au lointain, et c’est l’arrivée à Thoune, à 2 pas de la gare des chemins de fer.

Nous faisons un petit tour en ville, traversant l’Aar sur un pont couvert en bois, montant jusqu’au château médiéval et le très vieux temple. Et c’est le retour en gare pour emprunter un ICE allemand qui nous ramène à Interlaken.

Nous gagnons Spiez, pour une visite rapide près du château où nous avons la chance d’écouter des cors des Alpes donnant une aubade à de jeunes mariés.

Nous quittons la ville grouillante et faisons une petite halte à Gstaad, connue par toutes les célébrités qui viennent s’y reposer. Notre « Ah que coucou (suisse) » n’est pas là. Nous avons tout le temps de lécher les vitrines des plus grands bijoutiers de la planète et croisons quelques spécimens de la faune locale avant de rejoindre Rossinière pour un repos bien mérité.

Dimanche matin, il faut refaire les bagages. Après avoir salué nos hôtes et rempli les coffres (des voitures, pas des banques), nous faisons un grand tour de Rossinière, tout d’abord en direction du Grand Chalet, construit au 18ème siècle et que Balthus acquit en 1977.

Nous montons jusqu’au modeste temple de la ville, reconstruit en 1645. Les paysages sont splendides et nous apercevons le petit lac que notre emploi du temps bien rempli n’a pas permis d’approcher.

Puis c’est le départ en direction de Gruyère, le pays des grues avant d’être celui d’un excellent fromage (ne soyons pas chauvin). Nous visitons la fromagerie de démonstration, assistons à la mise en moule des meules de gruyère avant de prendre notre repas au restaurant où l’accueil est remarquable d’amabilité et d’attention non feinte.

Histoire de digérer, nous montons au bourg et au château de Gruyère pour une visite guidée en compagnie d’une guide très sympathique et très intéressante.

Le château est dans un état de conservation remarquable, ayant toujours été habité. Outre du mobilier de différentes époques (dont un piano sur lequel Liszt a joué), il présente de nombreuses expositions temporaires.

Après les explications sur le bourg, siège autrefois d’importants marchés, nous reprenons les voitures, tandis que quelques gouttes de pluie nous mouillent quelque peu.
Nous partons ensuite à la recherche de la chocolaterie Cailler où nous faisons une razzia de tablettes en tous genres.

Ne reste qu’à trouver du gruyère « pas cher ». Un détour infructueux nous fait renoncer, lorsque, en passant par Les Moulins, nous nous arrêtons devant une fromagerie bio qui n’aura sans doute jamais vu autant de clients en même temps.

Puis cette fois, c’est le retour vers notre Savoie en passant par Martigny, Chamonix.

La nuit tombe ainsi que la pluie. Celle-ci s’est arrêtée lorsque nous faisons une courte halte à St Gervais pour boire un coup et manger le reste de gâteaux.

Les gorges de l’Arly sont ouvertes et nous retrouvons le plancher des vaches.

On peut dire que ce séjour fut une réussite, grâce au soleil qui nous a accompagnés, grâce au programme intéressant, grâce aux paysages si particuliers, mais aussi grâce à chacun des participants.